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Posted 27/11/2014 by Sword in Culture
 
 

Voyage dans le Champ Quantique


Interview de Gregg Braden et Bruce Lipton par Meryl Ann Butler.

Gregg Braden
Considéré par le New York Times comme un auteur à succès, il a été Senior Aerospace Systems Designer (concepteur de systèmes aérospatiaux). Il a notamment écrit Biologie des croyances (Ariane Éditions, 2006), La Divine Matrice (Ariane Éditions, 2007), La Guérison spontanée des croyances – L’éclatement du paradigme des fausses limites (Ariane Éditions, 2009), Le Temps fractal – Le secret de 2012 et d’une nouvelle ère mondiale (Ariane Éditions, 2012).

Bruce Lipton
Il est l’auteur du livre La Biologie des croyances (Ariane Éditions, 2006) qui a remporté l’Award 2006 aux États-Unis dans la catégorie meilleur livre de science. Biologiste cellulaire, il a enseigné la médecine à la School of Medicine de l’Université du Wisconsin et été chercheur à la School of Medicine de la Stanford University. Il anime des séminaires dans tous les États-Unis et dans le monde. (http://www.brucelipton.com)

Meryl Ann Butler
Elle est une femme de la Renaissance : artiste, écrivain, pédagogue, bâtisseuse de labyrinthes et joyeuse exploratrice des derniers développements de la physique quantique. Après avoir étudié à New York avec un étudiant de Norman Rockwell, elle enseigne aujourd’hui la peinture et le dessin, ainsi que l’art de tisser les fibres et les couettes, à des adultes et des enfants dans la région de Los Angeles.

Les grands mystères de la religion et de la spiritualité ont, pour la plupart, échappé aux chercheurs occidentaux.

Les grands mystères de la religion et de la spiritualité ont, pour la plupart, échappé aux chercheurs occidentaux.

Dès que les pratiquants autour du patient entonnent une simple phrase, la tumeur grande comme une balle de baseball, visible grâce au phonographe, commence miraculeusement à diminuer. En l’espace de trois minutes, le cancer « inopérable, en phase terminale et incurable » a disparu. Ces pratiquants étaient en train d’utiliser des techniques de travail sur l’énergie appelées « Chilel », une forme de Qigong. Un miracle ? Ou simplement une technologie que nous ne comprenons pas encore ? Évidemment, cette scène n’a pas eu lieu dans un hôpital occidental. L’étonnante vidéo montrait une guérison de routine dans un hôpital sans médicaments qui existait autrefois à Pékin. Présentées lors d’une conférence à Phoenix par celui que le New York Times a défini comme étant un auteur à succès, Gregg Braden, et par le célèbre biologiste cellulaire, le Dr Bruce H. Lipton, ces images ont permis à un public fasciné de lever le voile sur les secrets du champ quantique. Les recherches de Braden et de Lipton dans leurs domaines scientifiques respectifs ont produit une paire de cartes au trésor qui conduisent au même coffre rempli de bijoux spirituels. Les grands mystères de la religion et de la spiritualité ont, pour la plupart, échappé aux chercheurs occidentaux. Mais, à la surprise générale, c’est la science qui a fini par venir à leur secours. Braden observe que nous sommes une « espèce intentionnelle » qui n’est pas soumise aux lois de la physique ou de la biologie. « On nous a appris que les émotions et les croyances n’ont pas beaucoup de pouvoir sur notre vie, mais rien n’est plus éloigné de la vérité… Nous avons le pouvoir de guérir nos corps, de transformer la réalité, de choisir la paix là où vingt-quatre heures auparavant il n’y avait pas la paix. » Cette possibilité d’apprendre à nous guérir seuls arrive au bon moment, étant donné l’inadéquation des mutuelles et surtout les études qui montrent que la médecine allopathique est la première cause de décès aux États-Unis. Nous avons aussi le pouvoir de guérir notre environnement.

Le langage du champ
Ce que les scientifiques sont en train de découvrir, c’est précisément ce que les antiques textes nous disent : le langage que le champ de point zéro – que Gregg Braden appelle matrice divine – reconnaît, c’est le langage des sentiments et des émotions. Intentionnels ou non, conscients ou non. Une fois qu’on le sait, peut-on alors apprendre à créer intentionnellement, consciemment, ce à quoi nous croyons, de toute façon, aveuglément ?

Il est possible de mettre au jour notre potentiel le plus secret en entrant en relation avec le champ quantique.

Il est possible de mettre au jour notre potentiel le plus secret en entrant en relation avec le champ quantique.

« Le réchauffement climatique mondial n’est que la fièvre de la Terre qui essaie de tuer les organismes nuisibles, observe Lipton. Le moment est venu de reprendre en main notre pouvoir et de recréer le jardin qui existait autrefois, ici. » Nos processus de pensée mêmes nous fournissent la clef pour cette transformation. « Les pensées ne sont pas contenues dans votre tête : elles font partie du champ quantique, continue Lipton. Quand elles traversent le système nerveux, les pensées génèrent un champ vibratoire identique à celui d’un diapason. Les vibrations de pensée interagissent et se superposent avec des structures résonant et attirons dans notre vie les choses auxquelles nous pensons le plus. Les psychologues ont découvert que plus de 70 % de nos pensées sont négatives et redondantes. Faites le calcul ! » Il est possible de mettre au jour notre potentiel le plus secret en entrant en relation avec le champ quantique. Lipton et Braden nous en offrent la clef dans ces interviews réalisées par Awareness Magazine.

Gregg, merci d’avoir accepté de partager votre opinion avec nous. Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur ce champ d’énergie ?
Merci de m’avoir invité. Oui, les scientifiques ne se sont pas encore mis d’accord sur le nom à lui donner, mais tous reconnaissent qu’il a trois qualités : il est partout, toujours, et ce depuis le début, et il possède une intelligence qui réagit aux émotions humaines. Il ressemble beaucoup à Dieu ! Lynne McTaggart l’appelle le champ. D’autres personnes parlent d’hologramme quantique, ou d’esprit de Dieu. Dans mon livre, je l’appelle la matrice divine. Ce champ est la substance dont sont faits nos corps et le monde. Les organisations académiques et de recherche ont démontré que ce champ existe. Il est désormais accepté comme un fait, pas comme une théorie. Il contient en puissance tout ce dont nous ferons l’expérience ou que nous connaîtrons dans notre monde : d’une excellente santé à la longévité en passant par la paix, l’abondance, le succès professionnel, les relations amoureuses, mais aussi les prophéties les plus sombres, les maladies les plus dévastatrices ou la plus grande destruction inimaginable. Toutes ces expériences existent sous la forme de possibilités, de potentialités non réalisées au sein de cette essence quantique. Les choix qui apparaissent à chaque instant sont ce qui donne vie à ces potentiels énergétiques.

Comment pouvons-nous libérer cette puissante force ?
Une fois que la science occidentale a reconnu l’existence du champ, les scientifiques ont commencé à se demander : « Et maintenant, qu’en faisons-nous ? » C’est à ce moment-là que les antiques traditions spirituelles deviennent précieuses, car nombre d’entre elles débutent là où notre science vient juste d’arriver. Les traditions spirituelles du passé naissent de la compréhension du fait que nous sommes tous liés par une énergie spirituelle, et que ce qu’une personne fait dans un certain endroit a un effet sur ce qui se passe de l’autre côté du monde. C’est une thèse essentielle des antiques traditions, qu’il s’agisse de celle(s) des Indiens d’Amérique, des Aborigènes, des Quechuas
andins, des Tibétains ou des bouddhistes traditionnels ou encore des antiques Esséniens (qu’on considère comme les auteurs des rouleaux de la mer Morte). Pour autant qu’elles puissent sembler différentes l’une de l’autre, toutes ces traditions sacrées affirment que nous sommes reliés par une matrice divine ou essence. Par ce champ, chacun de nous fait partie de l’autre, du monde et d’une existence plus vaste que ces traditions appellent « Dieu ». Cette essence est donc l’endroit où la fusion entre la science et la spiritualité éveille une sagesse plus profonde, plus grande que celle que la science ou la spiritualité peuvent offrir séparément.

Donc, vous diriez que cette union crée quelque chose de plus grand que la somme de ses parties ?
Exactement. Quand nous nous demandons qui nous sommes dans le monde, nos sources principales de connaissance proviennent de la science, de la spiritualité et de la culture. Ainsi, quand nous unissons toutes ces voix en une sagesse plus ample, cela nous confère le pouvoir de participer. J’utilise cette expression intentionnellement. Il ne s’agit pas de contrôler ou de manipuler notre monde, mais de participer aux résultats de la guérison du corps et de notre famille, de contribuer à la paix de notre communauté et des nations, car elles sont toutes unies par cette essence, elles font partie du même champ d’énergie.

Est-ce ce à quoi vous vous référez quand vous demandez : « Vous êtes un observateur (observer) passif ou un créateur incisif ? »
La physique quantique est arrivée à la conclusion qu’il n’existe pas d’observateurs passifs. Il est impossible pour quiconque de se limiter à observer le monde qui l’entoure. Si nous regardons quelque chose et que nous sommes traversés de pensées, de sentiments, d’émotions et de croyances par rapport à ce que nous regardons – comme c’est toujours le cas – en vertu de ce champ, nous sommes devenus partie intégrante de ce que nous observons. C’est ce qui émerge des expériences de laboratoire.

Êtes-vous en train de dire que nous sommes toujours en train de créer, intentionnellement ou pas ?
Oui, si nous définissons l’intention comme étant l’acte d’observer notre monde dans l’attente d’un résultat. Nous sommes toujours en train de créer, même quand nous ne sommes pas responsables de ce que nous créons. Nous ne pouvons pas ne pas créer ! Où que nous tournions le regard, la conscience placera devant nous quelque chose à voir. Si l’on est réveillé et conscient, on est en train de créer. Donc, que signifie être habitué à voir quelque chose que nous ne voulons pas voir ? Que signifie insister pour chercher un nodule dans un sein ? L’intentionnalité est ce qui fait tourner l’aiguille de la balance en notre faveur !

Tous les habitants de la planète doivent-ils apprendre le langage du champ quantique pour pouvoir créer un monde meilleur ?
Chacun de nous connaît déjà ce langage. C’est un langage non verbal ; il n’y a pas de mots ou d’autres expressions extérieurs. Tout le monde a tout ce dont il a besoin pour apporter la joie, l’abondance et la santé dans sa vie, tous les jours. Ce que les scientifiques sont en train de découvrir, c’est précisément ce que les antiques textes nous disent : le langage que ce champ reconnaît est le langage des sentiments et des émotions humaines. Il est inutile que toutes les personnes du monde expriment le même sentiment pour créer un effet. Les études montrent qu’un nombre assez restreint de personnes exprimant une même intention peut lourdement déterminer la réponse de notre réalité, aussi bien dans notre corps que dans le monde. En témoigne une recherche menée pendant le conflit israélo-libanais au début des années 1980. Cette étude consistait à pousser, dans les régions du Moyen-Orient dévastées par la guerre, des personnes bien entraînées à développer en elles un sentiment de paix. Quand elles éprouvaient toutes ensemble un sentiment de paix dans des périodes données, le niveau de violence de la région autour d’elles diminuait significativement. Le crime, l’activité des urgences et les accidents de la route diminuaient, tandis que les activités terroristes cessaient. Et quand elles s’arrêtaient de pratiquer, toutes ces activités reprenaient. Ces personnes ayant été formées à la technique de la méditation transcendantale (MT) élaborée par Maharishi, ce phénomène devint célèbre sous le nom d’« effet Maharishi ». Les résultats furent tellement évidents que les chercheurs purent déterminer le pourcentage exact de population nécessaire pour créer cet effet : il s’agit de la racine carrée de 1 % de la totalité d’une population donnée. Quand se forme donc cette masse critique de participants, le seuil s’entrouvre et les effets commencent à être visibles. Évidemment, plus les participants sont nombreux, plus nous constaterons ces effets rapidement. La racine carrée de 1 % est à peine l’équivalent de 100 personnes sur 1 million, ou de 800 000 sur les 7 milliards de personnes que compte actuellement la population mondiale. C’est tout ce qu’il faut pour faire la différence. Que l’on parle de la guérison d’une femme – comme dans la vidéo sur la tumeur – ou de la paix dans le monde – bien que ces deux situations puissent paraître très différentes –, le principe et l’effet sont les mêmes.

«Les études montrent qu’un nombre assez restreint de personnes exprimant une même intention peut lourdement déterminer la réponse de notre réalité, aussi bien dans notre corps que dans le monde.»

Nous sommes une espèce intentionnelle, pas un hasard de la nature ou un accident de la biologie.

Au cours de votre dernier séminaire, vous avez dit que votre travail était sur le point de connaître de nouveaux et palpitants développements.
Oui, cela fait vingt ans que je propose ce travail sous une forme ou sous une autre mais bien que ces aspects puissent sembler différents, tous sont orientés à faire de nous des personnes meilleures et à créer un monde plus beau. La recherche appelée Le Code de Dieu continue et nous collaborons avec des chercheurs de toutes les régions du monde pour traduire le génome humain dans les langues parlées afin qu’il soit possible de le lire comme les pages d’un livre. C’est un autre aspect du même travail. Comme je l’ai déjà expliqué dans Le Code de Dieu, grâce aux premières traductions, aujourd’hui nous savons que nous sommes une espèce intentionnelle, pas un hasard de la nature ou un accident de la biologie ; nous sommes ici exprès et apparemment nous sommes liés pour créer notre monde. Grâce à notre travail, à celui de mes collègues, du Dr Bruce Lipton et au mien, nous sommes en train de découvrir que nous ne sommes pas soumis à ces lois de la physique et de la biologie que nous considérions autrefois comme des limites. Ce travail se poursuit et continue à ouvrir des horizons de liberté de plus en plus grands. Si nous ne sommes pas limités par les lois de la physique ou de la biologie, nous nous transformons soudain en êtres dotés de grands pouvoirs ! Et si nous sommes libérés de toutes ces lois, nous sommes au-delà de ce que nous jugions comme les limites de l’ADN, de l’espace, du temps, de la distance, de la vieillesse et de la longévité, avec tout ce qui en découle ! Le résultat final est une nouvelle façon de nous considérer et de considérer le monde, une façon qui nous donne un grand pouvoir. Et la clef, c’est que nous ne sommes pas une entité séparée mais que nous faisons partie de tout ce que nous voyons et expérimentons. Si nous faisons partie de cette matrice divine, nous avons le don, la possibilité et l’opportunité bénie de transformer le corps et le monde en expressions de ce lien qui soutiennent la vie au lieu de la nier. C’est ce qui m’émeut le plus en ce qui concerne nos nouvelles découvertes et la direction qu’elles nous indiquent !

La clef, c’est que nous ne sommes pas une entité séparée mais que nous faisons partie de tout ce que nous voyons.

La clef, c’est que nous ne sommes pas une entité séparée mais que nous faisons partie de tout ce que nous voyons.

De quelle façon Bruce et vous avez-vous développé ce séminaire ?
J’étais un fan du travail du Dr Bruce Lipton avant même de le rencontrer. Nous avons tous les deux commencé notre travail vers la moitié des années 1980. Nos chemins se sont croisés de nombreuses fois et nous sommes devenus amis. Notre travail semblait très différent, mais nous avons toujours cherché de possibles points de convergence. Je venais de l’étude du monde de la physique et de la réalité extérieure, lui du monde biologique et de la réalité intérieure… Quand le travail de Bruce a évolué dans le sens de la biologie des croyances et le mien dans celui de la matrice divine et du pouvoir des croyances de transformer et de modifier notre réalité, nos travaux ont tout à coup trouvé naturellement des points de contact, en s’adaptant l’un à l’autre. Notre premier séminaire expérimental a eu lieu en 2003 aux ARE/Edgar Cayce Headquarters. Puis nous avons organisé un séminaire en Australie et à nouveau aux États-Unis. Cela a été une splendide opportunité d’unir nos messages concernant ce que je considère comme une compréhension beaucoup plus puissante et efficace de ce que nous sommes dans le monde. Nos croyances, la façon dont nous nous percevons et celle dont nous percevons le monde sont en réalité le code qui nous donne le pouvoir de créer, de guérir et d’amener la paix et la joie dans notre vie. C’est le message que Bruce et moi sommes arrivés à délivrer ensemble. Et si nous donnons un coup d’œil à ce que racontent les journaux télévisés, je pense que le moment est plus adapté que jamais.

Tous vos propos sont très parlants. Merci, Gregg !

Merci de m’avoir invité.

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